Le retour alarmant des rodéos urbains

La Moselle ne se laisse pas rouler dessus…


Danger public

Durant le mois de mai, une recrudescence des rodéos urbains a fait sa place avec le retour du soleil. Cette pratique est évidemment illégale en France au vu des risques flagrants qu’elle représente.

Elle consiste à réaliser des cascades, souvent en groupe, sur des deux-roues motorisés, des quads et des motocross. En plus d’être extrêmement dangereux pour les autres usagers de l’espace public, le rodéo urbain engendre une pollution sonore et des rassemblements qui dérangent les habitants.

Les engins motorisés ne sont, dans la plupart des cas, pas homologués, ni autorisés à rouler sur l’espace urbain et routier. On peut observer également une négligence complète de la sécurité avec une conduite dangereuse sans casque ni équipement adapté en cas d’accident.

Les pratiquants de ce “sport” sont relativement jeunes et s’exposent à de graves risques d’abord pour eux-mêmes, mais évidemment aussi pour les riverains et les autres conducteurs.

Les rodéos mis à l’amende

De nombreux accidents et décès sont causés par ces rassemblements. On parle d’une augmentation de 1400% des condamnations liées à cette pratique depuis 2018 (voir l’article du figaro). En Moselle, après avoir reçu un ordre du ministre de l’intérieur et une demande du préfet, les forces de l’ordre ont renforcé la lutte contre ces rodéos.

d’après le site du gouvernement entre le vendredi 13 et le dimanche 15 mai 2022 le bilan est le suivant :

  • 14 opérations ;
  • 58 gendarmes et 67 policiers mobilisés ;
  • 289 personnes contrôlées ;
  • 33 verbalisations ;
  • 8 interpellations ;
  • 4 saisies de deux roues.

Ces opérations ne sont que le début d’un remaniement au niveau de la sécurité routière. Les infractions sont punis sévèrement d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amendes ainsi que la perte de 6 points sur le permis de conduire.

Cette peine peut également s’accompagner d’une suspension ou d’une annulation du permis de conduire pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans. Cette mise en place de sanction spécifique au rodéo urbain date seulement de 2018.

Une réponse à la hauteur

Face à de tels comportements, la seule bonne réponse est la sanction.

Hélas, cette pratique relève d’un manque total de prise de conscience du danger et d’un manque de respect du partage de l’espace public.

En plus de rassembler parfois plus d’une centaine de personnes, ces rodéos mettent en péril la vie des jeunes, comme ce fut le cas à Rennes avec le décès d’un jeune-homme de 19 ans qui a succombé à ses blessures. L’accident impliquait également un enfant de 6 ans (plus d’informations sur l’article de Cnews).

La prévention est l’étape qui précède la sanction. Lorsque qu’une commune fait face à des comportements aussi dangereux qui ne cessent d’évoluer, il faut savoir intervenir rapidement et efficacement. La sécurité requiert dans les cas extrêmes, des mesures à la hauteur.

Comme nous le montre la Moselle, opérations, mobilisations, verbalisations, interpellations et saisies des véhicules sont nécessaires pour retrouver l’ordre.